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Background Music2026-07-21· 7 min· MUSICDJ Team

Musique de fond pour les commerces : guide pratique

A no-nonsense operational guide for retail store owners and managers covering tempo, genre, volume, scheduling, and licensing — the five levers that turn in-store music into a measurable business tool.

Musique de fond pour les commerces : guide pratique
Points clés
  • La musique de fond est une variable opérationnelle — au même titre que l'éclairage ou l'agencement — et non un détail secondaire. Le tempo, le genre, le volume et la programmation influencent chacun le comportement des clients de manière distincte et maîtrisable.
  • Les tempos lents (60–80 BPM) favorisent la flânerie dans les environnements haut de gamme ; les tempos rapides (100–120 BPM) conviennent aux commerces à fort débit ou de proximité.
  • Le genre musical doit correspondre au positionnement de la marque — une musique inadaptée nuit activement à la perception de la qualité et à la disposition des clients à payer le prix fort.
  • Le volume influe sur la charge cognitive, le bien-être du personnel et la qualité du service. Calibrez-le par zone et par tranche horaire, et documentez le niveau de référence afin que le personnel ne puisse pas le modifier arbitrairement.
  • Le day-parting — la programmation de profils musicaux différents selon les moments de la journée — élimine les incohérences liées à la gestion manuelle et maintient l'ambiance en adéquation avec le comportement des clients à chaque heure.
  • L'utilisation d'une plateforme de musique professionnelle sous licence satisfait l'obligation du côté de la plateforme, mais le commerce doit toujours détenir sa propre licence auprès de son organisme de droits d'exécution publique (PRO). Ce sont deux obligations légales distinctes.
  • Les services de streaming grand public (Spotify personnel, Apple Music) sont explicitement interdits pour un usage commercial et exposent les commerçants à des risques juridiques et financiers.
  • Révisez votre stratégie musicale chaque trimestre — les variations saisonnières, les campagnes promotionnelles et les modifications d'agencement justifient chacune une mise à jour réfléchie.

Pourquoi la musique d'ambiance est une décision opérationnelle, et non un simple choix de playlist

Les opérateurs de commerce de détail accordent une attention considérable aux niveaux d'éclairage, à l'agencement des rayons et à la vitrine. La musique, elle, reçoit rarement le même niveau de rigueur — et c'est une erreur qui a un coût réel.

Le son est une variable environnementale maîtrisable au même titre que l'éclairage ou le parfum d'ambiance. Il agit avant même qu'un client lise une étiquette de prix, assimile une promotion ou s'adresse à un membre du personnel. Les recherches en atmosphérique du commerce de détail confirment de manière constante que l'environnement acoustique influence le temps de présence, la vitesse à laquelle les clients circulent dans le magasin, ainsi que les signaux de qualité qu'ils associent à la marque — et ce, avant tout acte d'achat conscient.

La distinction qui compte sur le plan opérationnel est celle entre la musique passive — ce qui se trouve à jouer par hasard — et une stratégie musicale intentionnelle, dans laquelle le tempo, le genre, le volume et la programmation sont délibérément alignés sur les objectifs commerciaux. La première relève du hasard. La seconde est un actif géré.

Ce guide aborde les quatre leviers opérationnels que tout opérateur de commerce de détail devrait comprendre et maîtriser :

  • Le tempo — comment le BPM influence le rythme de déplacement des clients et leur temps de présence
  • Le genre — comment le style musical envoie des signaux de marque avant tout autre élément
  • Le volume — la variable la plus sous-estimée en surface de vente
  • La programmation — comment le day-parting maintient l'atmosphère en phase avec les temps forts de la journée commerciale

Ce guide aborde également la question des licences — car optimiser la musique sur le plan opérationnel ne sert à rien si les fondements juridiques ne sont pas en ordre.


Le tempo : le moteur invisible du rythme client et des dépenses

Les battements par minute ne sont pas une préoccupation abstraite réservée aux DJ. Dans un contexte de commerce de détail, le BPM est un paramètre direct qui détermine la vitesse à laquelle les clients traversent le magasin et le temps qu'ils passent devant un rayon.

Les études en atmosphérique du commerce de détail montrent de façon constante qu'une musique au tempo lent incite les clients à ralentir leur allure, à prolonger leur temps de navigation et — dans les environnements où la navigation se convertit en achat — à dépenser davantage. Une musique au tempo rapide accélère les déplacements, ce qui constitue un avantage dans les environnements à fort débit, où la rotation de la clientèle et la fluidité des files d'attente priment sur le temps de présence.

Recommandations pratiques de BPM selon le contexte commercial :

  • 60–80 BPM — boutiques de mode haut de gamme, bijouteries, articles de maison, mobilier, et tout environnement où une décision d'achat réfléchie bénéficie d'une navigation sans précipitation
  • 100–120 BPM — commerce de proximité, restauration rapide à emporter, mode discount ou grande diffusion à fort passage, et tout environnement où le débit est la priorité

La nuance essentielle est que le tempo doit répondre au comportement client souhaité pour chaque tranche horaire, et non uniquement à l'identité de la marque. Un détaillant de mode haut de gamme peut vouloir 65 BPM lors d'une session de navigation calme en milieu de matinée, et 95 BPM lors d'un pic du samedi après-midi, quand la surface de vente est dense en visiteurs et que la priorité est de fluidifier le trafic.

Les inadéquations ont un coût réel. Un tempo énergique dans un environnement luxe communique la promotion et l'urgence — à l'opposé du signal de marque que le magasin cherche à projeter. À l'inverse, un tempo lent lors d'une affluence importante à l'heure du déjeuner génère de la frustration plutôt que de la sérénité. Le tempo n'est pas un paramètre que l'on règle une fois pour toutes ; c'est une variable à programmer délibérément tout au long de la journée.


Le genre : aligner l'identité musicale sur la marque et les attentes des clients

Le genre est le signal de marque le plus immédiat dans un environnement commercial. Avant qu'un client lise une étiquette, assimile un prix ou s'adresse au personnel, la musique diffusée lui a déjà communiqué quelque chose sur l'endroit où il se trouve et ce qu'il peut en attendre.

Correspondance genre musical / contexte commercial :

  • Classique et jazz — marques premium, patrimoniales et de luxe ; joaillerie fine ; arts de la maison haut de gamme ; environnements où la perception de la qualité est déterminante
  • Indie et alternatif — boutiques lifestyle, mode indépendante, concept stores et marques dont l'identité repose sur la singularité plutôt que sur l'attrait de masse
  • Pop et hits — mode grand public, commerce de centre-ville, marques orientées jeunesse où la familiarité et l'énergie constituent les signaux recherchés
  • Ambient, lo-fi et acoustique — commerces bien-être, librairies, papeteries et tout environnement où la concentration sereine est l'état recherché chez le client

C'est le principe de congruence à l'œuvre : lorsque le genre musical correspond au positionnement perçu de l'enseigne, les clients attribuent une qualité supérieure aux produits et se montrent davantage disposés à payer le prix fort. Lorsque genre et positionnement sont en décalage, les clients recalibrent inconsciemment leurs attentes à la baisse.

Deux réflexes sont à éviter : diffuser ce que le responsable apprécie personnellement, et brancher une station de radio commerciale. L'un comme l'autre introduisent une incohérence de marque — le premier parce que les goûts personnels correspondent rarement au positionnement de l'enseigne, le second parce que la radio ajoute des interventions d'animateurs, des publicités pour des concurrents et des contenus sur lesquels le commerçant n'a aucune maîtrise. La radio comporte également un risque de diffusion de contenus non licenciés dans un cadre commercial.

Le choix des genres doit être revu au minimum à chaque saison. La période de Noël, la rentrée scolaire et les temps forts des soldes portent chacun des attentes clients et des niveaux d'énergie distincts qu'une playlist figée, valable toute l'année, ne saurait satisfaire.


Volume : la variable la plus sous-estimée de la musique en commerce

Le volume est la variable que la plupart des exploitants règlent une fois pour toutes et ne revoient jamais. C'est pourtant celle dont les effets sont les plus étendus.

Sur le plan cognitif, le volume influe sur la capacité du client à lire les étiquettes, à traiter l'information et à échanger avec un membre du personnel. Trop fort, l'environnement devient cognitivement éprouvant — les clients se désengagent et partent plus tôt. Trop faible, l'espace paraît vide, sous surveillance, ou simplement désagréable d'une façon que les clients ne savent pas toujours formuler, mais qui les conduit à écourter leur visite.

Un point de départ pratique : le volume conversationnel — le niveau auquel un client peut s'adresser à un collaborateur à bout de bras sans élever la voix. Ce réglage constitue la référence par défaut pour la plupart des commerces et peut être ajusté à partir de là.

Volume par tranche horaire :

  • Ouverture — légèrement en dessous de la référence ; une atmosphère plus feutrée et accueillante convient aux premiers clients de la journée et évite l'effet saisissant d'entrer dans un espace sonore trop présent
  • Pic de fréquentation — légèrement au-dessus de la référence ; le niveau sonore ambiant monte naturellement avec l'affluence, et la musique doit rester audible sans être poussée au point d'obliger à hausser la voix
  • Creux de l'après-midi — retour à la référence ou légèrement au-dessus pour redonner de l'énergie à l'espace sans tomber dans l'excès inverse

Le bien-être du personnel est une considération trop souvent absente de ce débat. Un volume élevé maintenu sur une journée de huit heures contribue à la fatigue des équipes, nuit à la qualité du service et, dans certaines juridictions, soulève des questions de conformité en matière de bruit au travail. Il s'agit d'une préoccupation RH et opérationnelle, et non d'une simple question esthétique.

Dans les commerces à plusieurs étages ou plusieurs sections, le volume doit être calibré par zone. Les propriétés acoustiques d'un couloir de cabines d'essayage diffèrent de celles d'une surface de vente ouverte, et un réglage unique appliqué aux deux sera inadapté pour au moins l'un d'eux.


Programmation : aligner la musique sur le rythme de la journée commerciale

Le day-parting consiste à programmer des profils musicaux distincts — différentes plages de tempo, niveaux d'énergie et, parfois, ajustements de genre — sur des créneaux horaires définis au sein d'une même journée d'exploitation. C'est le mécanisme opérationnel qui transforme une playlist statique en un véritable outil de vente dynamique.

Un cadre pratique de day-parting pour le commerce de détail :

  • Ouverture (60 à 90 premières minutes) — calme, accueillant, faible énergie ; instaure une atmosphère posée pour les premiers visiteurs
  • Pic de fréquentation en milieu de matinée — tempo modéré, cohérence de genre ; favorise une exploration des produits sans précipitation
  • Heure de pointe du déjeuner — tempo légèrement soutenu, playlists plus resserrées ; fluidifie le trafic sans créer de sentiment d'urgence
  • Creux de l'après-midi — sélections plus dynamiques et légèrement plus lumineuses ; contrebalance la baisse naturelle d'énergie sans rupture de genre brutale
  • Avant la fermeture (30 à 60 dernières minutes) — descente progressive ; éviter les changements abrupts qui signaleraient aux clients qu'il est temps de partir

L'intérêt opérationnel d'un planificateur réside dans le fait qu'il retire la décision aux membres du personnel. Un responsable programme les règles une seule fois ; le système les exécute automatiquement à chaque service, chaque jour. Cela élimine l'incohérence qui découle des appréciations divergentes d'un employé à l'autre quant à ce qui doit être diffusé et à quel volume.

Les événements promotionnels, les campagnes saisonnières et les périodes de soldes doivent faire l'objet de remplacements de planning dédiés — et non de modifications improvisées le matin même de l'événement. Les planifier à l'avance garantit que la musique renforce la campagne plutôt qu'elle ne la contredise.

Les environnements de vente multi-zones — un grand magasin avec un café, un espace mode principal et un couloir de cabines d'essayage, par exemple — tirent pleinement parti d'une planification par zone. Chaque zone correspond à un état différent du client : celui du café se repose ; celui du rez-de-chaussée principal parcourt les rayons ; celui de la cabine d'essayage est en train de prendre une décision. Ces états appellent des profils musicaux distincts, diffusés simultanément.

Le planificateur et la fonctionnalité de playlists par zone de MUSICDJ, au sein de la plateforme de musique de fond pour les entreprises, sont conçus spécifiquement pour ce type de configuration — des règles définies une seule fois dans le tableau de bord Backstage, exécutées automatiquement sans intervention manuelle quotidienne.


Droits : ce que les commerces de détail doivent réellement payer et à qui

C'est le domaine où surviennent les malentendus aux conséquences les plus lourdes ; la clarté sur ce point protège les commerçants de toute exposition juridique et financière.

La réalité des droits à deux niveaux :

  1. La licence de la plateforme musicale — un service de musique professionnelle tel que MUSICDJ détient des licences commerciales autorisant la diffusion en streaming de son catalogue à des fins professionnelles. Cela couvre le droit de la plateforme à mettre cette musique à disposition des établissements.
  2. La licence PRO de l'établissement — une obligation légale distincte et indépendante, attachée aux locaux eux-mêmes. Il s'agit de la licence de diffusion publique que le commerçant doit détenir directement auprès de l'organisme national de gestion des droits d'auteur.

Ces deux niveaux ne sont pas interchangeables. Une plateforme de musique professionnelle ne remplace pas et ne peut pas remplacer l'obligation PRO propre à l'établissement. Le commerçant doit s'inscrire auprès de son organisme national compétent et s'acquitter du tarif applicable de manière indépendante.

Organismes PRO représentatifs par marché :

  • Royaume-Uni : PRS for Music
  • États-Unis : ASCAP, BMI, SESAC
  • Canada : SOCAN
  • Allemagne : GEMA
  • France : SACEM
  • Italie : SIAE
  • Espagne : SGAE
  • Serbie et région : SOKOJ
  • Croatie et région : ZAMP

Les commerçants doivent contacter directement leur organisme national compétent afin de s'inscrire, de déclarer la superficie de leur établissement et le type d'utilisation, et de s'acquitter du tarif applicable. Les tarifs sont généralement calculés sur la base de la surface au sol, du nombre de sites et de la nature de l'activité.

Le risque des services de streaming grand public : Utiliser un compte Spotify personnel, un abonnement Apple Music ou tout autre service de streaming grand public via un système de sonorisation en point de vente n'est pas une zone grise. Les licences grand public interdisent explicitement toute utilisation commerciale et toute diffusion publique. Les commerçants qui y ont recours s'exposent à des poursuites judiciaires et à des sanctions financières — et ils ne disposent d'aucune trace d'audit défendable attestant que leur utilisation musicale est licenciée.

Recourir à un service de musique d'entreprise correctement licencié satisfait l'obligation côté plateforme et fournit cette trace d'audit. Mais pour être sans ambiguïté : la licence auprès des organismes de gestion collective (OGC) demeure la responsabilité propre du commerçant, quelle que soit la plateforme utilisée.


Mettre en pratique : liste de contrôle pour les opérateurs de commerce de détail

Les six étapes suivantes offrent un parcours structuré, de l'absence de stratégie musicale à une stratégie pleinement opérationnelle.

Étape 1 — Définir votre identité audio de marque Choisissez une famille de genres et une plage de BPM qui reflètent le positionnement de votre marque et correspondent aux attentes de votre clientèle. Consignez-les par écrit. Faites-en une norme documentée, non une simple impression.

Étape 2 — Cartographier vos zones Identifiez chaque espace distinct du magasin — entrée, surface de vente principale, cabines d'essayage, caisse, ainsi que tout café ou comptoir de service intégré — et déterminez si chacun nécessite son propre profil musical. C'est le cas dans la plupart des commerces à plusieurs sections.

Étape 3 — Construire votre programmation par plage horaire Attribuez des niveaux de tempo et d'énergie à chaque créneau de la journée commerciale. Prenez le cadre présenté ci-dessus comme point de départ et ajustez-le selon vos propres rythmes d'activité.

Étape 4 — Définir et documenter les niveaux de volume de référence par zone Calibrez le volume dans chaque zone, consignez le réglage retenu et communiquez-le au personnel. Un niveau de référence documenté prévient les ajustements arbitraires et garantit la cohérence d'un service à l'autre.

Étape 5 — Vérifier votre situation en matière de licences Assurez-vous que votre plateforme musicale est licenciée pour un usage commercial en entreprise. Vérifiez séparément que votre établissement détient la licence OGC appropriée pour vos locaux et qu'elle est à jour. En cas de doute, contactez directement votre OGC national.

Étape 6 — Réviser trimestriellement Planifiez un audit trimestriel de votre stratégie musicale. Vérifiez si le genre et le tempo correspondent toujours à votre positionnement de marque, si des ajustements saisonniers ou promotionnels s'imposent, et si des modifications de l'agencement ou de la sonorisation ont affecté l'environnement acoustique.

Le tableau de bord Backstage de MUSICDJ offre un point de contrôle unique pour la gestion des playlists, la configuration par zone et la programmation — réduisant la charge opérationnelle liée au maintien d'une stratégie musicale cohérente sur un ou plusieurs sites. Consultez la musique de fond pour les entreprises pour en savoir plus sur le fonctionnement de la plateforme dans un contexte de commerce de détail.

Pour les commerçants qui gèrent également des écrans en magasin, l'affichage dynamique pour le commerce de détail peut être administré depuis le même tableau de bord, ce qui permet de programmer visuels promotionnels et musique de façon coordonnée plutôt qu'en parallèle.


Erreurs courantes des opérateurs de commerce de détail en matière de musique en magasin

Erreur 1 — Diffuser un compte de streaming personnel via le système de sonorisation du magasin Cette pratique est illégale pour un usage commercial au regard des conditions générales de toute licence de streaming grand public. Elle introduit par ailleurs une incohérence de marque, les recommandations algorithmiques n'ayant aucun lien avec le positionnement du magasin.

Erreur 2 — Régler le volume une seule fois et ne plus y revenir Les variations saisonnières de fréquentation, l'installation de nouvelles enceintes et les modifications d'agencement influent tous sur l'environnement acoustique. Le volume n'est pas un réglage que l'on fixe une fois pour toutes.

Erreur 3 — Ignorer le tempo et se fier à l'« ambiance » Sans conscience du BPM, les choix musicaux restent arbitraires. Une playlist qui semble juste à son créateur peut activement nuire au temps de présence en magasin ou envoyer un mauvais signal de marque à la clientèle.

Erreur 4 — Traiter toutes les zones de manière identique

Une cabine d'essayage et une file d'attente en caisse correspondent à des états d'esprit client radicalement différents. Un client qui s'interroge sur un achat a besoin d'un environnement acoustique différent de celui d'un client qui attend de régler un article déjà choisi.

Erreur 5 — Supposer que la plateforme de musique d'ambiance couvre l'intégralité des droits

L'obligation envers les organismes de gestion collective (SACEM, PRS, GEMA, SIAE, SGAE, SOKOJ, ZAMP, etc.) demeure en toutes circonstances à la charge exclusive de l'établissement. Aucune plateforme musicale — y compris MUSICDJ — ne supprime cette obligation. Les commerçants doivent détenir leur propre licence auprès de l'organisme compétent pour leurs locaux.

Erreur 6 — Ne pas adapter la musique aux périodes saisonnières ou promotionnelles

Des playlists laissées en l'état, sans actualisation pour Noël, les soldes ou une campagne majeure, trahissent un manque d'attention. Elles réduisent par ailleurs l'efficacité de la campagne elle-même, les signaux atmosphériques venant alors contredire le message promotionnel.


Pour les commerçants prêts à passer d'une musique de fond passive à une véritable stratégie sonore, démarrez avec MUSICDJ ou consultez les tarifs pour découvrir les options adaptées à la configuration de votre point de vente.

Streaming grand public ou musique professionnelle sous licence : ce que les commerçants doivent savoir

CritèreStreaming grand public (ex. Spotify personnel)Musique professionnelle sous licence (ex. MUSICDJ)
Autorisé pour un usage commercial ou une exécution publiqueNon — explicitement interdit par les conditions de licenceOui — sous licence pour un usage professionnel
Exposition juridiqueÉlevée — passible de poursuites par les PRO et de pénalités financièresObligation du côté de la plateforme satisfaite ; le commerce détient toujours sa propre licence PRO
Traçabilité pour la conformitéAucuneLicence commerciale documentée pour le catalogue de la plateforme
Contrôle multi-zonesNon disponiblePlaylists par zone gérées depuis un tableau de bord unique
Programmation par tranche horaire (day-parting)Non disponiblePlanificateur automatisé ; règles configurées une fois, appliquées chaque jour
Contrôle du BPM et du genreLimité à l'algorithme ou à la sélection manuelleSélection délibérée des playlists par genre et plage de tempo
Cohérence de marqueNon — l'algorithme introduit des contenus non maîtrisésOui — sélection adaptée au positionnement de la marque
Risque de modification par le personnelÉlevé — n'importe quel appareil peut modifier la file de lectureGéré depuis Backstage ; volume et règles de playlist documentés
Licence PRO toujours requise de la part du commerceOui — et sans licence plateforme, l'exposition totale demeureOui — le commerce doit toujours détenir sa propre licence PRO de manière indépendante

Questions fréquentes

L'utilisation d'une plateforme de musique professionnelle comme MUSICDJ me dispense-t-elle d'obtenir une licence PRO ?

Non. Une plateforme de musique professionnelle met à disposition un catalogue sous licence commerciale pour la diffusion dans votre établissement — c'est l'obligation du côté de la plateforme. Votre commerce reste soumis à une obligation légale distincte : détenir une licence d'exécution publique auprès de votre organisme national de droits (par exemple la SACEM en France, la GEMA en Allemagne, ou PRS for Music au Royaume-Uni). Ces deux exigences sont indépendantes, et l'une ne remplace pas l'autre. Contactez directement votre PRO national pour enregistrer votre établissement et acquitter le tarif applicable.

Quel BPM choisir pour une boutique de mode par rapport à un commerce de proximité ?

Pour un environnement haut de gamme ou propice à la flânerie — boutique de mode, bijouterie ou magasin de décoration —, une plage de tempo d'environ 60–80 BPM incite les clients à ralentir et à s'attarder sur les produits. Pour les commerces à fort débit — épiceries de proximité ou enseignes de mode accessible — où la rotation est prioritaire, une plage de 100–120 BPM maintient la fluidité du trafic. Ces plages doivent être ajustées selon la tranche horaire : une boutique peut souhaiter un tempo plus élevé un samedi après-midi animé que lors d'une matinée calme en semaine.

Puis-je utiliser une station de radio commerciale comme musique d'ambiance dans mon commerce ?

La radio pose plusieurs problèmes opérationnels en commerce. Le contenu échappe entièrement à votre contrôle — interventions des animateurs, publicités pour des concurrents ou contenus en contradiction avec votre positionnement de marque peuvent survenir à tout moment. Les stations de radio disposent par ailleurs de leurs propres arrangements de licence, qui ne couvrent pas nécessairement votre usage commercial dans un contexte de vente au détail. Pour une cohérence de marque constante et une position de conformité défendable, une plateforme de musique professionnelle dédiée est la solution appropriée.

À quelle fréquence dois-je mettre à jour ma stratégie musicale en commerce ?

Une révision trimestrielle constitue un minimum raisonnable. Les périodes commerciales saisonnières — Noël, été, rentrée scolaire, soldes — génèrent chacune des attentes clients spécifiques qu'une playlist statique valable toute l'année ne peut satisfaire. Les modifications d'agencement, les nouvelles installations de sonorisation et les évolutions du positionnement de marque sont également des déclencheurs d'une révision de la stratégie musicale. Les campagnes promotionnelles doivent faire l'objet de changements de programme planifiés à l'avance, et non de modifications improvisées le jour même.

MUSICDJ prend-il en charge la programmation multi-zones pour les grands espaces commerciaux ?

Oui. Le tableau de bord Backstage de MUSICDJ permet la gestion et la programmation des playlists par zone, ce qui autorise la diffusion simultanée de profils musicaux différents dans des espaces distincts d'un même magasin — par exemple la surface de vente principale, les cabines d'essayage et la zone de caisse. Les règles de day-parting sont configurées une seule fois et s'appliquent automatiquement, supprimant ainsi la nécessité d'une gestion manuelle quotidienne. Consultez la page dédiée à la musique de fond pour les professionnels sur [/solutions/background-music](/solutions/background-music) pour en savoir plus.

Prêt à faire de votre musique en magasin un véritable atout opérationnel ?

MUSICDJ offre aux commerçants un tableau de bord unique pour gérer les playlists, la programmation par zone et le day-parting — sans intervention manuelle quotidienne. Découvrez comment la solution s'adapte à la configuration de votre établissement.

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